Les professeurs de collèges et lycées débutants rencontrent des "difficultés" depuis la rentrée, selon un rapport de la direction des ressources humaines (DGRH) du ministère de l’Education nationale, publié vendredi par le site internet Le Café pédagogique.
Il montre en revanche qu’en primaire, "le bilan du dispositif de prise en charge" des stagiaires (débutants) s’avère "globalement positif".
Ce rapport de la DGRH a été établi à partir des réponses, reçues début novembre, à des questionnaires envoyés aux académies fin octobre.
Avec la mise en place à la rentrée de la réforme de la formation des enseignants, les 8.604 professeurs débutants du second degré ont, pour la première fois, quasiment tous commencé à plein temps devant leurs élèves, l’année en alternance en Institut universitaire de formation des maîtres (IUFM) ayant été supprimée.
"Au travers des questionnaires, plusieurs académies font remonter certaines difficultés rencontrées par les stagiaires" du second degré, est-il écrit.
"Il ressort que ceux-ci commencent à connaître, en octobre, un état de fatigue. Il leur semble difficile de concilier, dans l’urgence, l’organisation de leurs classes (préparation des cours, gestion de la classe) et leur formation. Les stagiaires estiment manquer de méthodes et du recul nécessaire pour effectuer leur travail et l’apprentissage de leur futur métier", ajoute le rapport.
Celui-ci révèle aussi que 18% des stagiaires ont un poste dans un établissement relevant de l’éducation prioritaire (élèves en difficultés).
Début novembre, le rapport dénombrait 65 démissions (dont 15 dues à d’autres "opportunités professionnelles"), contre 48 l’année dernière chez les professeurs de collèges et lycées.
Pour les professeurs des écoles (7.159), le bilan est "globalement positif", juge le rapport. La réforme laissait cette année les débutants aux côtés d’un instituteur expérimenté, avant de les placer devant une classe entière après les vacances de la Toussaint, donc après la date de l’enquête.
Pour cette catégorie, il y a eu 12 démissions en septembre-octobre, contre 44 l’année précédente.
Les journées d’accueil de 2 jours en moyenne avant la rentrée ont été "très appréciées" par les débutants, dans les premier et second degrés, dit-il.
Interrogée, la directrice générale des ressources humaines Josette Théophile a assuré que les "jeunes identifiés en difficulté" représentaient "une très faible proportion" et que "les difficultés n’étaient pas plus importantes cette année que les précédentes".
"Ce rapport d’étape montre qu’on ne laisse pas les choses se faire sans analyse et sans suivi". Une prochaine enquête aura lieu "au printemps", a-t-elle dit à l’AFP.
Ce rapport est consultable à l’adresse http://www.cafepedagogique.net/lexp...
Source : AFP
