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Cours le matin, sport l’après-midi : Chatel réfléchit à étendre l’offre à "davantage d’élèves.

vendredi 14 janvier 2011 par SPIEN - Matulik / Terver

Luc Chatel, ministre de l’Education natio­nale, a expli­qué jeudi lors d’un dépla­ce­ment au lycée Uruguay-France d’Avon (Seine-et-Marne), vou­loir étendre le rythme "cours le matin, sport l’après-midi", pour qu’il puisse "être acces­sible à davan­tage d’élèves".

Il est encore "un peu tôt pour savoir com­ment nous allons l’étendre et à quel niveau" mais "nous avons des établis­se­ments inté­res­sés pour s’y joindre", a expli­qué devant la presse Luc Chatel, en dépla­ce­ment sur le thème "le sport et l’école", aux côtés de Chantal Jouanno, ministre des Sports.

"Nous l’étendrons, nous ne pou­vons pas le géné­ra­li­ser mais il y a matière à mailler le ter­ri­toire pour avoir cette offre qui puisse être acces­sible à davan­tage d’élèves", a-t-il ajouté.

Les 7.OOO élèves de 80 col­lèges et 40 lycées qui expé­ri­mentent, depuis sep­tembre, ce rythme, ont en moyenne 4 à 5 heures par semaine de pra­tiques spor­tives de plus que les autres élèves, selon une enquête du ministère.

Ils ont aussi en moyenne deux heures de pra­tiques cultu­relles en plus, ce qui fait dire au minis­tère qu’"on observe donc une réelle aug­men­ta­tion sen­sible des pratiques".

Rappelant que les "pre­miers résul­tats" sont "très posi­tifs" et montrent qu’il y a "moins d’incidents et moins d’abstentéisme", le ministre a tou­te­fois pré­cisé avoir été "alerté sur la fatigue des élèves de 6ème". "Nous allons voir com­ment on peut y remé­dier", a-t-il affirmé.

Hors heures d’enseignement, les inter­ve­nants sont à 41,5% des pro­fes­seurs d’EPS (éduca­tion phy­sique et spor­tive), à 29% des éduca­teurs de fédé­ra­tions spor­tives et à 29,5% d’autres adultes (volon­taires du ser­vice civique, assis­tants d’éducation, etc.).

Au niveau des lycées, l’expérimentation est sur­tout menée en lycée géné­ral (82% des élèves de lycées par­ti­ci­pants sont en seconde géné­rale, 4% en seconde pro­fes­sion­nelle, le reste en 1ère ou terminale).

Les établis­se­ments qui avaient déjà une offre spor­tive (options, sec­tions spor­tives, pôles de haut niveau) sont très repré­sen­tés, selon le minis­tère : plus de 50% des col­lèges accueillaient déjà une sec­tion spor­tive, par exemple.

Il a déploré que dans ce dis­po­si­tif, 60% des inter­ve­nants ne soient pas des pro­fes­seurs d’EPS, pos­sé­dant un diplôme (la licence "Staps") et qu’au moins "2.800 postes aient été sup­pri­més depuis deux ans, soit 9% du corps" de profs d’EPS.

Le minis­tère pré­cise que l’extension du dis­po­si­tif "exi­ge­rait de revoir plu­sieurs para­mètres impor­tants, comme l’utilisation des équi­pe­ments spor­tifs et l’organisation des trans­ports scolaires".

Source : AFP


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