Nicolas Sarkozy a proposé aux professeurs du second degré de travailler 26 heures par semaine contre 18 actuellement pour gagner "25%" de salaire en plus, soit 500 euros net par mois, sur la base du volontariat, lors d’un meeting à Montpellier.
"Je propose que désormais tout enseignant qui voudra travailler plus puisse le faire avec 26 heures de présence dans l’établissement au lieu de 18 heures de cours (pour un professeur certifié, ndlr), avec en contrepartie une augmentation de son traitement de 25 %, soit près de 500 euros net par mois", a affirmé le candidat à la présidentielle.
Selon l’entourage du candidat, un nouveau corps de professeurs certifiés (titulaires d’un Capès) serait ainsi créé.
L’entourage du candidat a également annoncé à la presse, à l’issue de son discours, que les instituteurs seraient "exonérés" de la règle selon laquelle un fonctionnaire sur deux partant à la retraite n’est pas remplacé.
"Comment faire quand il n’y a pas d’argent pour embaucher ? Comment faire quand, pour réduire nos déficits, il faut diminuer les effectifs en continuant d’appliquer la règle du 1 sur 2 aux collèges et aux lycées ? Il n’y a qu’une seule solution, faire travailler les enseignants plus longtemps en les payant davantage", a martelé M. Sarkozy.
Selon lui, obtenir 26 heures de présence dans l’établissement au lieu de 18 heures, permettra de résoudre "deux problèmes : celui de l’augmentation de la présence des adultes" dans les établissements scolaires, et "celui de l’amélioration du statut des enseignants".
"Je propose une autre révolution pour que l’école accomplisse la mutation qui lui permettra de relever les défis auxquels aujourd’hui elle n’est pas en mesure de répondre. Cette révolution, c’est celle de l’autonomie", a également affirmé le candidat.
M. Sarkozy veut donner "à chaque établissement la possibilité de constituer de véritables équipes pédagogiques en lui donnant la liberté de recruter directement les professeurs avec une plus grande souplesse dans les régimes indemnitaires, pour rendre plus attractifs les établissements confrontés à des difficultés plus importantes".
"Il faut faire confiance à l’expérience, au vécu, au savoir des enseignants. Tout ne doit pas venir d’en haut, des circulaires des ministres et des instructions des recteurs. L’autonomie, c’est la confiance faite aux enseignants", a-t-il dit.
Source : AFP
