SPIEN

Profs non remplacés et privé hors contrat en tête des griefs des familles.

mercredi 5 juin 2013 par SPIEN

Les profs absents non rem­pla­cés, la désco­la­ri­sa­tion après exclu­sion en conseil de dis­ci­pline et l’enseignement privé hors contrat sont les prin­ci­paux sujets de récla­ma­tions rele­vés dans le rap­port 2012 de la média­trice de l’Education natio­nale et de l’Enseignement supé­rieur, publié jeudi.

L’année der­nière, les récla­ma­tions ont aug­menté de 12% à 10.327, soit la troi­sième année consé­cu­tive avec une hausse dépas­sant 10%. "L’existence d’un média­teur est entrée dans les moeurs", les gens sont "plus exi­geants", explique à l’AFP la média­trice, Monique Sassier.

Le non-remplacement d’absences courtes de profs a pro­vo­qué des récla­ma­tions "sou­vent assez viru­lentes", les familles esti­mant que l’école ne rem­plit pas son rôle, "don­ner à chaque élève le nombre d’heures de cours auquel il a droit". Pourtant, l’efficacité du sys­tème actuel est plu­tôt bonne estime le rap­port, car il "couvre" 96% des absences, dont 80% sont de courte durée.

Les parents du pri­maire s’inquiètent du manque de sta­bi­lité et ceux du secon­daire craignent pour les chances de réus­site à l’examen et l’orientation.

La média­trice prône notam­ment une "conti­nuité péda­go­gique", avec recours au numé­rique ou au Centre de docu­men­ta­tion et d’orientation (CDI), et une meilleure ges­tion des res­sources humaines.

L’enseignement privé hors contrat avec l’Etat, sco­laire ou supé­rieur, sus­cite chaque année "plu­sieurs cen­taines de récla­ma­tions". L’Etat n’exerce pas suf­fi­sam­ment son rôle de sur­veillance, et d’ailleurs il n’en a pas les moyens humains et maté­riels, pointe le rapport.

"Il y a des litiges finan­ciers. Les familles ont engagé des fonds et en cas de dif­fi­cul­tés, ne peuvent pas se faire rem­bour­ser, y com­pris pen­dant les délais de rétrac­ta­tion ou quand elles estiment que les cours n’ont pas été don­nés ou de manière insa­tis­fai­sante", pré­cise Mme Sassier.

D’autres litiges portent "sur les diplômes et leur valeur", comme cette jeune femme dont la for­ma­tion d’aide-soignante vété­ri­naire a coûté 12.000 euros et qui découvre que son diplôme vaut moins que celui de l’Etat.

Les établis­se­ments laissent sou­vent entendre qu’ils sont pla­cés sous le contrôle de l’État, sou­ligne le rap­port, qui pré­co­nise un ren­for­ce­ment des contrôles, une meilleure infor­ma­tion et une label­li­sa­tion des établis­se­ments qui offrent des débou­chés réels.

De nom­breux parents se plaignent aussi de la durée de désco­la­ri­sa­tion de leur enfant après un pas­sage en conseil de dis­ci­pline ou des condi­tions de leur resco­la­ri­sa­tion. "Le cli­mat sco­laire ne peut pas s’améliorer si l’on se contente d’envoyer l’élève à pro­blèmes à des col­lègues d’un autre établis­se­ment", sou­ligne Mme Sassier.

Source : AFP


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