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17.000 élèves définitivement exclus de leur établissement en 2008-2009 (étude).

mercredi 7 avril 2010 par SPIEN - Matulik / Terver

Un peu plus de 17.000 élèves ont été exclus définitivement de leur établissement en 2008-2009, selon une étude préparée par Georges Fotinos, ancien inspecteur général de l’Education nationale, pour les Etats généraux de la sécurité à l’Ecole qui s’ouvrent mercredi.

L’étude, révélée par le Monde daté de mercredi, que l’AFP s’est procurée, est issue d’une enquête plus large sur la qualité de vie au travail dans les lycées et collèges en avril-mai 2009. Les chiffres ont été obtenus à partir de l’extrapolation de réponses de 400 lycées et collèges publics représentatifs de la situation nationale des 7.500 établissements publics du second degré.

L’étude révèle que 17.268 élèves sont exclus définitivement de leur établissement chaque année, et 367.416 le sont temporairement (un ou plusieurs jours), à l’issue d’un conseil de discipline. L’exclusion est la plus grave des sanctions contre un élève.

"Il n’existe pas de données nationales sur ce phénomène, mais cela paraît beaucoup", a déclaré à l’AFP M. Fotinos.

Dans le détail, "ce sont les lycées professionnels qui sanctionnent le plus les élèves (six fois plus que les lycées généraux et technologiques [LEGT] pour les exclusions temporaires), puis viennent les collèges, et enfin les LEGT.

"Plus le climat est mauvais, plus les sanctions et les conseils de discipline sont nombreux et le taux d’absentéisme élevé", selon l’étude.

Celle-ci ajoute que "plus le caractère rural est présent, moins les sanctions et les conseils de discipline sont nombreux. Cette relation est inversée pour les établissements situés en ZEP" (éducation prioritaire, ndlr).

Autre donnée : plus il y a de filles dans l’établissement, "moins les exclusions définitives et les conseils de disciplines sont nombreux".

Quant aux chefs d’établissement, plus leur ancienneté est "supérieure à 15 ans", moins les exclusions temporaires sont nombreuses.

"Le recours systématique et abrupt à ce mode de régulation de fonctionnement de l’établissement aboutit à sa banalisation, à "l’endurcissement des coeurs" non seulement des personnels mais des élèves, au développement de comportement administratif qui conduisent à la perte de la valeur éducative de la sanction", conclut M. Fotinos.

La tenue de "commissions éducatives", des "passages en classes-relais", "la signature de contrat entre l’élève, ses parents et le chef d’établissement" sont autant d’exemple de solutions qu’il faudrait rechercher "en amont du conseil de discipline", a-t-il dit à l’AFP.

Source : AFP


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