La décision de la mairie de Saint-Dié (Vosges) de fermer une école primaire suscite depuis quelques semaines l’opposition de nombreux parents d’élèves, dont deux observent une grève de la faim, tandis que la municipalité fustige une “campagne de désinformation”.
Le projet, qui devrait être acté en conseil municipal vendredi prochain, concerne l’école Camille-Claudel, un établissement de trois classes situé en périphérie de Saint-Dié et qui doit fusionner avec l’école d’un quartier voisin, a expliqué à l’AFP Pascal Mathis, l’un des porte-parole du mouvement.
En grève de la faim avec une collègue depuis une semaine, les deux parents se sont installés dans un camping-car garé devant la mairie.
Entamé début avril, dès l’annonce du projet, le mouvement réclame l’ajournement du projet de fermeture et demande une concertation globale sur l’ensemble de la ville pour la rentrée 2011.
Fin avril, 600 personnes ont manifesté et un rassemblement de 300 personnes s’est tenu samedi. Une pétition a par ailleurs réuni 4.000 signatures, selon M. Mathis.
Ce projet “ne se justifie absolument pas, c’est une décision arbitraire” prise “sans concertation”, poursuit-il, rappelant que l’inspection d’académie n’a annoncé aucune suppression de postes ni de classes dans les deux écoles concernées par la fusion.
Selon lui, Camille-Claudel compte 67 élèves et doit en accueillir 75 à la rentrée prochaine, des chiffres contestés par la municipalité qui dénombre 38 élèves “dans la plus petite école de la ville”.
Dans un communiqué, Romuald Gbedey, adjoint à l’Education, défend “la position municipale de mutualisation des moyens et espaces scolaires” et dénonce “une campagne de désinformation et de manipulation menée par quelques parents d’élèves”.
L’élu juge la grève de la faim “totalement disproportionnée au regard de l’enjeu : 38 enfants qui seront accueillis dans d’excellentes conditions dans une école d’un quartier (…) distant de deux kilomètres”.
Il déplore enfin “un climat détestable”, affirmant que des employés communaux ont été “pris à partie” et que des habitants et des parents d’élèves soutenant le projet de la mairie ont fait l’objet de “pressions”.
Source : AFP
